Le voyage de retour fut semblable à l'aller: long et parsemé de divers anectdotes plus ou moins croustillantes. Ce fut en un sens un soulagement pour chacun de nous, qui étions à bout de nerfs après ces deux semaines intensives tant sur le plan physiologique que social. Heureux donc de retrouver nos chez nous, de pouvoir converser à nouveau avec des gens considérés comme "normaux" et de reprendre le rythme tranquille de la contrée Nordlandaise...
Après des adieux pour le moins brefs, nous voici donc repartis sur les départementales sans fin de Scandinavie. Tout comme lors du premier voyage, il nous a été imposé de suivre l'indolent Fred et son rythme pataud. Pas vraiment d'excitation donc jusque Tornio-Haparenda et son Ikea, lieu de séparation avec le groupe suédois.


Après notre traditionelle volée de hot-dogs, la route reprend de plus belle jusqu'à l'horrible ville d'Arvidsjaur où nous passerons la nuit. Pour rester dans la sphère de la déprime, notre prof' nous a choisi un hôtel des plus miteux. Nous nous consolerons donc avec un fast food local et son gérant surdiplômé suivi par quelques Supersized Kebabs.




Le lendemain, la route reprend de bonne heure après un copieux petit déjeûner. L'envie d'arriver se fait intense, et nous tenons une étonnate moyenne de progression sur les 200 premiers kilomètres. Tout va bien jusqu'au moment où la seule qui n'est apparemment pas pressée de revoir Bodø s'aperçoit que le ryhtme est illégalement soutenu.
Revenus à une vitesse acceptable aux yeux de la loi, nous atteignons peniblement la frontière Norvégienne. C'est là que nous assistons à notre première neige polaire, qui n'en est pas la moitié d'une! En effet la route est recouverte d'une solide couche de verglas. L'agence de location n'ayant pas eu la présence d'esprit de nous fournir de pneus hiver la traversée est pour le moins périlleuse.
Bien heureusement l'endroit comporte malgré tout quelques distractions à l'image des troupeaux de rennes sauvages sur le bord de route. Et oui à 30km/h c'est fou comme l'on s'amuse d'un rien!
La difficulté passée, le reste du retour se fit sans heurts et chacun retrouva son logis avec enthousiasme. L'aventure Nordplus était close.